Le système d’inspection du MAPAQ démystifié

Premièrement, bonne année 2012 à tous mes lecteurs et clients!

Ce matin, un excellent texte fut publié sous la plume de la journaliste Claudette Samson dans Le Soleil pour nous expliquer comment les inspecteurs du MAPAQ procèdent lors de leurs visites dans les établissements alimentaires du Québec.

J’en profite pour vous rappeler que SalubrIDÉES Sécurité alimentaire aussi offre ce service-conseil si vous désirez avoir des visites plus fréquentes entre chacune des inspections officielles du MAPAQ. Idées, conseils, amélioration continue: c’est aussi ça SalubrIDÉES!

Bonne lecture!

Québec, le 22 janvier 2012

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) exerce sa responsabilité sur près de 60 000 établissements, allant des restaurants aux garderies, des abattoirs aux dépanneurs, en passant par les hôpitaux, les épiceries ou les fermes. En 2010-2011, le Ministère comptait 140 inspecteurs ayant réalisé 35 951 visites. La Ville de Montréal applique elle-même les contrôles sur son propre territoire.

Tous les lieux où l’on manipule de la nourriture destinée directement aux consommateurs sont visités à une fréquence variant selon le niveau de risque de chacun. Le restaurateur dont la cuisine est toujours top nickel pourra passer plus d’un an sans voir d’inspecteur, alors que celui ayant présenté un problème de non-conformité en reverra un au bout de trois mois.

Entre-temps, il pourra être appelé à fournir la preuve de la correction du dommage, par exemple la facture du réparateur du frigo, explique l’inspectrice Michèle Aubin.

Si une plainte survient après une visite, le MAPAQ y retournera. Seule la nourriture est au centre de sa mission. Pas question donc de vérifier les salles de bain ou la tenue de la salle à manger.

Au besoin, si des clients disent avoir été malades, des prélèvements d’aliments seront faits et envoyés en laboratoire. Les inspecteurs ont toute la latitude voulue pour demander des analyses en cas de doute, indiquait l’automne dernier Chantal Fontaine, de la Direction de l’inspection des viandes.

Les avis d’infraction ne sont toutefois pas remis systématiquement. Il faudra parfois jusqu’à trois visites sans correction d’un même problème pour en arriver à cette étape. Chaque trimestre, le Ministère publie la liste des délinquants sur son site.

Le pouvoir de fermer

Dans des situations graves mettant la sécurité du public en danger, un inspecteur a le pouvoir de fermer un établissement.

Tous les exploitants d’un service alimentaire sont tenus de suivre une formation en hygiène et en salubrité.

La méthode d’inspection utilisée par le Ministère depuis 1993 est celle dite des 5 M, pour matière, matériel, méthode de travail, main-d’oeuvre et milieu (voir la méthode des 5 M sur le site du Ministère).

«Le risque zéro n’existe pas. Les exploitants sont le reflet de la société», mentionnait Chantal Fontaine. En d’autres mots, la plupart d’entre eux font de leur mieux, mais il y aura toujours quelques délinquants.

Version originale disponible ici

Un autre texte fut aussi publié. Le voici ici:

Danny Quirion

Éditeur, SalubrIDÉES Magazine

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